Accéder au contenu principal
Publicité

Cessez-le-feu à Gaza : Israël et le Hamas s'accusent d'avoir fait échouer un accord

Moyen-Orient

Israël et le Hamas s'accusent mutuellement mercredi d'avoir fait échouer la signature d'un accord de cessez-le-feu attendu ces derniers jours. Le groupe islamiste palestinien assure qu'Israël a posé de nouvelles conditions tandis que Benjamin Netanyahu accuse ce dernier d'être revenu sur les termes de l'accord déjà validés. 

Des bâtiments en ruine dans le nord de Gaza, vus depuis Israël, le 22 décembre 2024.
Des bâtiments en ruine dans le nord de Gaza, vus depuis Israël, le 22 décembre 2024. © Amir Cohen, Reuters

Le Hamas palestinien et Israël se sont mutuellement accusés mercredi 25 décembre d'avoir fait échouer la signature d'un accord de cessez-le-feu à Gaza malgré les progrès signalés par les deux parties ces derniers jours.

Le groupe islamiste a déclaré qu'Israël avait posé de nouvelles conditions qui ont repoussé la conclusion d'un accord. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui accusé le groupe de revenir sur des termes de l'accord qui avaient déjà été validés.

"L'occupant (Israël) a posé de nouvelles conditions liées au retrait, au cessez-le-feu, aux prisonniers et au retour des déplacés, ce qui a repoussé la conclusion d'un accord", a déclaré le Hamas.

Le groupe palestinien affirme que, de son côté, il a fait preuve de flexibilité et que les négociations, sous la médiation du Qatar et de l'Égypte, avaient pris une direction sérieuse.

"L'organisation terroriste du Hamas continue de mentir, de revenir sur les accords déjà conclus et de créer des difficultés dans les négociations", a accusé Benjamin Netanyahu dans un communiqué. Israël poursuivra toutefois ses efforts pour récupérer les otages, a-t-il ajouté.

Une équipe de négociateurs israéliens est rentrée mardi soir du Qatar pour des "consultations internes" concernant un accord sur les otages après une semaine importante de discussions, a déclaré le bureau de Benjamin Netanyahu mardi.

Le président israélien Isaac Herzog, dont le rôle est surtout protocolaire, a appelé le gouvernement de Benjamin Netanyahu à conclure "par tous les moyens à sa disposition" un accord pour la libération des otages. 

Alors que la fête juive d'Hanoukka a débuté mercredi, des proches d'otages rassemblés à Tel-Aviv ont pressé le Premier ministre israélien de conclure un accord. "J'appelle nos dirigeants à agir de toutes leurs forces et par tous les moyens à leur disposition pour conclure un accord", a déclaré le président.

Des proches d'otages kidnappés le 7 octobre 2024 se rassemblent à Tel Aviv pour demander leur retour, le 25 décembre 2024.
Des proches d'otages kidnappés le 7 octobre 2024 se rassemblent à Tel Aviv pour demander leur retour, le 25 décembre 2024. © Kai Pfaffenbach, Reuters

Le Hamas a précisé que les négociations se poursuivaient à Doha, mais les nouvelles déclarations tranchent avec l'optimisme affiché ces derniers jours pour un accord à Gaza, où 20 personnes ont péri mercredi dans de nouveaux raids israéliens, selon la Défense civile.

Les Houthis lancent plusieurs missiles sur Israël

Les rebelles yéménites Houthis ont par ailleurs revendiqué mercredi des attaques au missile et au drone contre Israël, où l'armée a annoncé l'interception d'un projectile tiré à partir du Yémen et la chute d'un drone sur un terrain vague.

Un "missile balistique hypersonique Palestine 2 a touché sa cible avec succès", a déclaré le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, précisant que les rebelles avaient visé "un objectif militaire" à Jaffa dans le sud de Tel-Aviv (centre).

Les Houthis ont annoncé plus tard dans un communiqué avoir mené "deux opérations" à l'aide de drones contre Tel-Aviv et Ashkelon (sud).  L'armée israélienne a indiqué qu'un drone était "tombé dans un terrain vague" après que des sirènes avaient retenti dans des zones proches de la bande de Gaza, dans le sud d'Israël.

Elle a aussi affirmé avoir intercepté "un missile (...) lancé depuis le Yémen" avant que celui-ci ne "pénètre le territoire israélien". Par mesure de précaution face à d'éventuelles chutes de débris, des sirènes ont été déclenchées après le tir du projectile "dans plusieurs zones du centre d'Israël", selon l'armée. La veille, les Houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué un tir de "missile balistique hypersonique Palestine 2" contre une cible militaire du centre d'Israël. L'armée israélienne a affirmé l'avoir intercepté.

Une frappe israélienne sur une école abritant des familles déplacées

Les forces israéliennes maintiennent leur pression sur Gaza. Selon des médecins, les frappes militaires sur l'enclave ont tué au moins 24 Palestiniens mercredi.

L'une des frappes a visé une école abritant des familles déplacées dans le quartier de Cheikh Radouane, dans la ville de Gaza, ont-ils ajouté. L'armée israélienne a dit avoir visé un combattant du Hamas qui opérait dans la zone d'al-Fourqan, dans la ville de Gaza.

Plusieurs Palestiniens ont été tués et blessés dans la zone humanitaire de Mawassi à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Israël a affirmé qu'un autre combattant du Hamas était visé.

Des tentes abritant des Palestiniens déplacés de Beit Lahia dans un camp de Khan Younès, après un bombardement israélien, le 25 décembre 2024
Des tentes abritant des Palestiniens déplacés de Beit Lahia dans un camp de Khan Younès, après un bombardement israélien, le 25 décembre 2024 © Bashar Taleb, AFP

Les forces israéliennes continuent également d'assiéger les trois seuls hôpitaux encore à peine opérationnels, situés à l'extrémité nord de l'enclave, et entourent Beit Lahiya, Beit Hanoun et Djabalia, selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza.

À voir aussi2024, une année sombre ? Parlons-en avec S. Arnaud et G. Rybinski

Les Palestiniens accusent Israël de chercher à dépeupler de manière permanente le nord de Gaza pour créer une zone tampon, ce que l'État hébreu nie.

La guerre de Gaza, déclenchée par des attaques du Hamas dans le sud d'Israël qui ont fait 1 200 morts et donné lieu à la capture de 251 otages le 7 octobre 2023, a coûté la vie à 45 361 Palestiniens selon le bilan quotidien du ministère de la Santé de Gaza publié mercredi.

Évoquant la "situation humanitaire gravissime" à Gaza lors de sa traditionnelle bénédiction "Urbi et Orbi" ("A la ville de Rome et au monde"), le pape François a renouvelé mercredi ses appels à un cessez-le-feu et à la libération des otages israéliens aux mains du mouvement islamiste palestinien Hamas. 

Avec Reuters et AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.